La jeunesse contre les VBG – #YouthAgainstGBV

Atelier sur la masculinité positive

Atelier sur la masculinité positive et de son rôle dans la prévention des VBG.

Imaginez …. 

Un monde inclusif et égalitaire où les femmes et les hommes auraient les mêmes opportunités dans tous les aspects de la vie, que ce soit sur le plan professionnel, éducatif ou social. 

Où l’égalité est une réalité et où chacun, indépendamment de son sexe, peut vivre librement, en toute sécurité et sans crainte de la violence. 

Où les normes sociales sont équitables, les préjugés et les stéréotypes liés au genre sont une relique du passé et où chacun peut poursuivre ses aspirations sans être limité par des attentes préconçues. 

Ce monde idéal n’est juste qu’un monde exempt de violences basées sur le genre. Et depuis 2018, l’ONG Youth First s’est attelée à faire de cette vision une réalité à travers ses missions Empower – Equip – Advocate et les différents projets à fort impact. 

Du projet multi-pays BreakIn The Cycle, financé par le programme Erasmus+ de l’Union Européenne, mettant l’accent sur l’engagement des hommes et des garçons dans la prévention et la lutte contre toutes les formes de Violences Basées sur le Genre ; 

Au programme SAHY, en partenariat avec Amplify Change, qui s’est focalisé sur la lutte contre les formes de Violences Basées sur le Genre en milieu scolaire ; 

Jusqu’à l’initiative multi-pays de CARE France financée par l’Agence Française de Développement et exécutée par Care Madagascar, ASOS et Youth First, La voix Collective des Femmes et des Filles, qui a pour vision d’améliorer l’exercice des droits humains pour les femmes et les filles ainsi que l’égalité de genre ; 

Les jeunes ont toujours été au cœur de nos interventions dans cette quête d’un monde sans violence. Juge et partie, victimes et auteurs, témoins et acteurs, les jeunes sont au cœur du problème des Violences Basées sur le Genre mais sont incontestablement les pions forts pour avoir le dessus dans cette bataille. 

Atelier de formation des volontaires en prévention des VBG en milieu scolaire.

Atelier de formation des volontaires en prévention des VBG en milieu scolaire lors de la mise en oeuvre du programme SAHY en 2021.

C’est pourquoi, à l’occasion de la campagne annuelle internationale des 16 jours d’activisme qui débute ce jour 25 novembre 2023, journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, jusqu’au 10 décembre, Journée Internationale des droits de l’homme, nous allons célébrer l’engagement des jeunes dans la lutte contre les VBG à travers le hashtag #YouthAgainstGBV. 

#YouthAgainstGBV est le témoignage du pouvoir transformateur d’une génération déterminée à briser les chaînes de la violence basée sur le genre, à défier les normes préjudiciables, à être des acteurs de changement positif et à être les architectes de ce monde idéal exempt de violences basées sur le genre. 

Mais ce monde tant convoité ne peut voir le jour et la ferveur de ces jeunes sera vaine sans que chacun s’engage et sans des investissements ambitieux pour soutenir nos efforts dans la prévention des violences. 

Imaginez ce monde où les violences basées sur le genre seront à jamais révolues, grâce à VOUS, Gouvernements, Organisations Internationales, Secteurs privés, Organisations de la Société Civile, Fondations et Fonds Philanthropiques, Individus Engagés, Donateurs Privés, à VOS investissements en faveur de la lutte contre les VBG et à VOS engagements.  

Ensemble, construisons ce monde idéal tout à fait réalisable. 

« TOUS UNiS ! Investir pour prévenir ! » 

She4She Challenge : Devenir Autonome pour Autonomiser

D’après les données du RGPH 2018, la population malagasy est majoritairement jeune avec 64% de citoyens âgés de moins de 25 ans, un atout démographique qui mérite des investissements à son égard. C’est justement en ce sens que la vision de l’ONG Youth First se situe comme étant une organisation qui vise à fédérer une communauté de jeunes agents de changement. L’ONG Youth First a pour mission d’exploiter le plein potentiel des jeunes Malagasy en leur donnant une plate-forme pour prospérer et impacter positivement la communauté. 

Aujourd’hui, même si Madagascar a signé et ratifié divers instruments internationaux garantissant le plein exercice des droits des femmes, des efforts méritent encore d’être déployés pour réellement atteindre l’égalité de genre. D’après une analyse de la Banque Mondiale sur le genre (2020 – 2025), il est observé qu’à Madagascar, les femmes gagnent 34% de moins que les hommes. Avec comme remarque étant que les familles dirigées par des femmes présente une incidence plus élevée en pauvreté extrême que celles dirigées par des hommes. Il faut aussi savoir que la moitié de la population qui est affectée par la pauvreté comprend les jeunes de 15 ans ou moins. Avec ces problématiques, Youth First s’est fixé comme orientation stratégique quinquennale la promotion de l’autonomisation économique des jeunes y compris des jeunes femmes.  

Cette année, l’organisation a marqué la célébration de la Journée Internationale des Droits des Femmes 2022 à travers le lancement d’une initiative à l’endroit des jeunes femmes Malagasy « She4She Challenge’’ préparant ces dernières à accéder au monde du travail. Pour cette première édition, des partenaires ont rejoints et appuyé le programme dont : CRS Madagascar, la Fondation MUNAKATA, DHL à travers le programme GOTEACH, Arkasia Training, et une contributrice individuelle Mirana RASAMIMANANA, Empowerment & Leadership, Executive Programme Leader de la Maxwell Leadership Certified Team.

Le programme She4She Challenge vise à mettre en avant le renforcement des compétences relatives à l’employabilité. Avec le message clé “Autonomisons-nous pour autonomiser les autres” près de 200 jeunes femmes ont été formé sur plusieurs thématiques relatifs aux Work Ready Skills. 

Etant un challenge, les jeunes femmes formées ont à leurs tours former au moins 15 jeunes filles dans leurs communautés sur les thématiques du programme. Nous vous invitons à découvrir ces jeunes femmes ambitieuses à travers la photo galerie suivante.


A travers notre curriculum de formation, tiré en partie de notre curriculum de formation ‘’Tanora SAHY’’ et de nos modules de formations en ligne, nous avons mis à disposition un ensemble enrichissant de programmes aux jeunes femmes dont une séance sur l’Estime de soi & Curriculum Vitae/ Lettre de motivation, une Séance sur la Facilitation d’Ateliers, une Séances sur l’Optimisation du Profil Numérique. Nous utilisons une approche basée sur l’expérience des participantes avec des méthodologies adaptées et participatives.  

Suivant notre évaluation post-formation, on a observé une évolution en termes de connaissances et en termes de satisfaction sur les modules auprès des participantes. De manière générale le module sur ‘’Estime de soi’’ figure parmi les modules les plus pertinents pour les participantes et leur niveau de connaissance post-formation sur le développement et structuration de Curriculum Vitae (CV) s’est considérablement amélioré.  

Les jeunes femmes formées initialement ont été mis au défi d’autonomiser à leurs tours les jeunes femmes dans leurs communautés en menant leurs propres séances de formation sur le lieu de leur choix. Bien que le contrainte temps ait été assez difficile à surmonter, l’expérience a été exceptionnelle pour nos participantes formatrices.  Au-delà de la formation, l’organisation a aussi mobilisé des Mentors qui pourront aider et conseiller les participantes dans leur plan de carrière professionnel. 

Un grand événement de clôture de la première édition du programme est prévu se tenir le 18 Juin 2022 à l’hôtel Atstauria Antanimena pour célébrer et reconnaître l’effort des 200 participantes du programme. Au programme, il y aura aussi un ‘’Job Fair’’ et une conférence dans le but de donner une plateforme pour les jeunes femmes d’explorer divers métiers, d’acquérir de nouvelles compétences et de se connecter avec des jeunes professionnels.  

Nous sommes optimistes pour la seconde édition du programme qui sera lancée très prochainement. D’ici là, nous célébrons l’impact que nous pouvons faire ensemble avec les jeunes femmes, nos partenaires et la communauté qui nous appuient pour autonomiser la jeunesse.  

Célébration de la femme multi-casquettes, actrice de changement

Jeune entrepreneur d’Anivorano Est dans la région Atsinanana de Madagascar, RASOAFARAZAY Kantias nous livre son aventure entrepreneuriale à travers une interview dans son champ de curcuma dans les forêts de l’Est.  

Cette jeune femme de 27 ans a quitté le lycée il y a une décennie alors qu’elle était en classe de Terminales, depuis, elle a enchainé des petits boulots pour subvenir seule à ses besoins et à ceux de son petit garçon. Kantias a découvert le curcuma il y a 4 ans de cela sur un terrain de 50 ares alors qu’elle ne pensait qu’à survivre et depuis, un lien très fort les unis, un lien créé par le désir de surmonter la précarité, celui de dompter son destin, ce feu ardent d’entreprendre. 

En 2020, Kantias a eu vent de l’appel à candidature pour la prochaine promotion de jeunes entrepreneurs ruraux dans le cadre du projet HARY mis en œuvre par Youth First et financé par CRS Madagascar. Elle n’a pas hésité à y participer. Elle a mis à part ses besognes pour une semaine de formation en entrepreneuriat dans la ville de Brickaville à 25 km d’Anivorano. La jeune femme accueille à bras ouvert, avec ce sourire marque de son charisme, de sa force et de sa résilience, nos Youth Officers pour les accompagnements mensuels afin de développer FENOHERY, nom qu’elle a donné à son entreprise. FENOHERY produit et vend du curcuma brut, séché et en poudre aux collecteurs. 

Outre les appuis techniques de Youth First, Kantias a bénéficié d’un appui financier de CRS Madagascar pour accroitre FENOHERY. En Novembre dernier, elle a planté du curcuma sur un terrain de 118 ares pour pouvoir en récolter 150 kilos par ares soit une vingtaine de tonnes en Octobre prochain si le climat de l’Est lui est clément nous confie-t-elle. Le choix d’entreprendre pour Kantias est motivé par la soif d’un vent de changement tant pour sa famille que pour sa communauté, aussi notre jeune entrepreneure travaille avec une dizaine de main d’œuvre journalière locale lors des saisons de sarclage et de récolte.  

Entrepreneure, mère célibataire, femme active au sein de sa commune, la journée de Kantias se départage entre ces différentes casquettes. Et comme la destination vers le succès se pare toujours d’embuche, Kantias se démène pour un commerce équitable même si  ce combat semble souvent perdu d’avance car d’une part, les routes impraticables pour acheminer les produits restent les arguments de négociation des acheteurs. D’autre part, le favoritisme entre membre de la coopérative à laquelle elle appartient n’est jamais en faveur des petits producteurs, comme elle. Mais ces contre-temps sont pour elle une motivation pour faire un pas de plus. D’ailleurs, c’est le message qu’elle veut faire passer aux jeunes mais aussi aux femmes : « Faites bouger les lignes et soyez les acteurs de votre réussite ».  

Le club Mahatsangy ou le réseau de jeunes initiateurs de changement de Youth First

Le Club Mahatsangy est une structure d’accompagnement des jeunes, mise en place par des jeunes, et pour les jeunesSi nous faisons une rétrospective de ses débutsles Clubs ont été implémentés par Youth First en 2016 en partenariat avec le Ministère de l’éducation Nationale et le Canadian Fund for Local Initiatives (CFLI). En ces temps, nous comptions 25 Clubs de jeunes établis dans divers établissements comme les lycées ou les collèges publics et privés, mais aussi au sein des fokontany de la Commune Urbaine d’Antananarivo. Les membres du Club étaient principalement les élèves des établissements partenaires et les jeunes venant des Fokontany partenaires.  

 

Youth First, à travers son programme SAHY, a pour objectif général de créer un environnement sain et propice au développement des jeunes avec l’appui financier d’Amplify Change et de l’UNICEF. Le Club Mahatsangy a donc été redynamisé dans ce programme afin de créer un réseau de jeunes agents de changement, informés et agissant pour le développement deleur communautéToutefois, le Club Mahatsangy n’est pas seulement un réseau de jeunes acteurs de changement, c’est aussi une structure qui supporte les initiatives des jeunes dans leur communauté. En effet, l’apprentissage et l’influence positif par les pairs constituent un grand potentiel chez les jeunes afin de voir le changement et le développement positif de ces derniers. La mise en place du Club Mahatsangy au sein des différents établissements permettra de faire la promotion des activités extracurriculaires nécessaires au développement social de chaque individu afin de devenir des adultes responsables. 

 

En début de l’année 2020, les clubs ont été mis en place dans huit établissements pilotes : le Lycée Andoharanofotsy (avec deux clubs), le CEG Ampefiloha, le Lycée Jean Joseph Rabearivelole Lycée Saint François Xavier Antanimenale Lycée Ambohimanarinale Lycée Ivato et le Lycée Sabotsy Namehana. Chaque club est composé de 50 membres en moyenne (variant de 39 à 74 membres). 

 

Les encadrements des clubs sont assurés par seize (16) volontaires issde la collaboration de Youth First avec l’association Ank’Izy qui s’engagent à former les membres grâce au Toolkit Tanora SAHY développé par l’équipe de Youth First. Le Toolkit est composé de cinq (5) modules de formation comprenant : l’estime de soi, la gestion de temps, la sécurité en ligne des jeunes, la violence basée sur le genre en milieu scolaire et la santé sexuelle et reproductive des jeunes.  Par le biais de ces modules, nous espérons contribuer au développement des potentiels des jeunes membres qui, à leur tour, deviendront des initiateurs de changement. Pour l’avenir, les activités du club Mahatsangy vont continuer à travers les réseaux sociaux. Les membres des clubs vont, sous-peu, recevoir une application mobile Tanora SAHY qui pourra les assister de façon journalière avec les activités des 5 modules de formation.  

Tous les héros ne portent pas de cape, certains enseignent

NDRETOY Philippe Olivier dit Olivier est un brillant jeune homme de la commune de Mananjary dans la région Vatovavy. Olivier est un bénéficiaire du projet HARY, projet mis en œuvre par Youth First et financé par le Catholic Relief Services (CRS). 

Après l’obtention de son bacc, Olivier n’a pas eu l’opportunité de partir pour Fianarantsoa pour des études universitaires. Il a commencé par être professeur-répétiteur auprès des étudiants en préparation d’examen officielPoussé par sa passion d’instruire et de partager ses connaissances, Olivier a eu l’idée de faire de cette activité son métier en Mars 2019. De cette idée naît son choix de devenir le porteur du projet Tsinjolavitra. 

Tsinjolavitra est un projet qui propose des cours de renforcement de capacité aux lycéens et collégiens en préparation aux examens officiels.  

Au départ, il a loué des salles libres par ci par là et des table-bancs des écoles aux alentours pour donner ses cours. Après la formation en entrepreneuriat qu’il a reçue de Youth First dans le cadre de HARY en 2020, Olivier s’est vu octroyer des capacités nécessaires pour établir une vision claire pour son institution et pour bien la gérer.  

Actuellement, Tsinjolavitra assure la rémunération de 05 jeunes professeurs qui tiennent les cours pour 80 étudiants ; et a noué un partenariat avec le diocèse de Mananjary pour la location de deux salles de classe dans l’enceinte de Saint Paul Tanambao. Toujours dans le cadre de HARY, grâce à l’appui financier du CRS obtenu en Décembre dernier et rajouté à ses épargnes, Olivier a pu confectionner une vingtaine de table-bancs pour sa classe.  

Tsinjolavitra ou littéralement « viser loin » pour la promesse d’un meilleur lendemain offre la possibilité aux étudiants en difficulté de renforcer leurs capacités sur certaines matières. Le projet permet aussi aux jeunes n’ayant pas été admis aux établissements publics ou n’ayant pas les moyens de payer les frais de scolarité dans les établissements privés, d’accéder à des cours abordables et de qualité en vue de l’obtention de leur diplômeLes bénéficiaires de Tsinjolavitra comptent actuellement 60 lycéens en préparation du baccalauréat littéraire et 20 collégiens qui préparent leur brevet de premier cycle. A cause du contexte de la Covid-19 de 2020, Tsinjolavitra a dû fermer ses locaux mais Olivier n’a pas tari de ressources et a organisé ses élèves en petits groupes restreints permettant de respecter les gestes barrières pour continuer ses cours. Il a aussi proposé des bootcamps pour assurer un taux de réussite de 52 élèves sur 61 à obtenir le baccalauréat série A2.  

Les méandres de l’administration restent ses plus grands défis ajoutés à l’absence d’attestation professionnelle mais Olivier ne compte pas baisser les bras pour si peu. Une vision, Olivier en nourrit: celle de se professionnaliser afin de formaliser son institution et d’aider encore plus d’étudiants à réussir aux examens officiels dans sa commune. 

Nouveaux défis, nouvelle structure : Youth First Génération 6.0, pour des résultats encore plus efficients

Youth First renouvelle son engagement pour l’autonomisation de la jeunesse à travers son nouveau plan stratégique pour les années 2021 à 2025. L’organisation priorisera les 6 axes stratégiques suivants afin de contribuer à la transformation du paysage de développement socio-économique des jeunes :   

  • Renforcement organisationnel : Une intervention pertinente pour mieux servir les jeunes est mise en place 
  • Suivi-Evaluation et Apprentissage : Des données et des évidences sur la jeunesse sont disponibles pour mieux informer les décideurs/acteurs œuvrant pour les jeunes en vue de la mise en place des programmes adaptés 
  • Empower: Les jeunes sont compétents et acteurs du développement économique 
  • Equip: Les jeunes et les structures de jeunesse sont équipés pour agir en tant qu’agents de changement auprès de leur pair et au niveau de leur communauté
  • Advocate : Un environnement favorable au développement des jeunes est mis en place 
  • Innovation : La disponibilité et accessibilité des diverses solutions innovantes répondant aux problématiques des jeunes sont favorisés afin de libérer leur plein potentiel  

Suivant la priorité stratégique numéro 1, nous nous focaliserons sur le renforcement organisationnel. 

Parmi les interventions de cet axe stratégique s’affiche le renforcement de la structure organisationnelle pouvant répondre à la mission de l’organisation. Concrètement, Youth First compte renforcer et mettre en place une équipe de jeunes professionnels et compétents pour servir les jeunes.  

Avec cette nouvelle structure, Youth First comportera quatre départements, dont :  

  1. le Senior Management Team assurant la gestion de l’organisation et le management de l’équipe exécutive 
  2. le département Programme qui se focalise sur le design et la mise en place des programmes ciblant l’autonomisation des jeunes 
  3. le département Opération qui assure la gestion efficiente des ressources de l’organisation en conformité avec les procédures administratives et financières ainsi que la bonne gestion administrative et logistique 
  4. le département Recherche et Développement consacré à la recherche et à la production des évidences sur la jeunesse ainsi qu’à l’apprentissage stratégique en vue d’une amélioration continuelle des interventions auprès des jeunes. 

C’est dans cet optique que nous lançons le recrutement des jeunes professionnels qui joueront un rôle central dans l’autonomisation des jeunes. Rejoignez-nous! Les offres d’emploi sont disponibles dans la section Youth Careers de notre site web. 

Empowering woman to empower her household for a more developed town 

La question d’iniquité est de grande envergure. L’une des causes pour lesquelles Youth First se bat est l’égalité entre l’homme et la femme, la lutte contre les violences basées sur le genre, la masculinité positive et l’autonomisation des jeunes. En termes de développement, le sexe ne devrait en aucun cas déterminer les rôles qu’une personne devrait avoir. Ce sont les ambitions qui déterminent les actions que chacun devrait prendre.  

Aujourd’hui, nous vous emmenant à la rencontre de l’une de nos jeunes ambassadeurs venant du progamme Maharo; programme conduit par CRS (Catholic Relief Services) en consortium avec ONG Youth First, Humanité & Inclusion, Venture37 et CDDSoanatolotra Claudine vient du Fokontany de Bevala dans la commune de Marovato Tuléar. Lors d’une interview que nous avions faite avec cette jeune femme, elle nous a confié sa plus grande ambition qui est le développement de son foyer. Pour cela, elle est à la recherche de formation pratique qui pourrait l’aider à atteindre cet objectif. Dans la mesure où l’interview avait pour but de connaitre les attentes, les besoins et les réalités des jeunes dans nos différents districts d’intervention, elle a soulevé l’importance de la formation. En effet, les connaissances représentent une aide à long terme car elles génèrent des ressources infiniment exploitables. En élargissant mes compétences, a-t-elle dit, je serais en mesure d’aider ma famille et les membres de ma famille à leur tour pourront aider la communauté afin que notre village s’améliore aussi.  

En ces périodes de célébration de la journée internationale des droits de la femme, nous voulons promouvoir cette vision de la femme qui a conscience de sa part de responsabilité dans le développement durable, qui n’a pas peur d’entreprendre des stratégies pour améliorer son niveau de vie et qui se place au même piédestal que son confrère masculin pour un avenir meilleur pour tous. Nous voulons aussi mettre en avant l’importance de la complémentarité et de l’entraide entre les genres que ce soit au niveau familial ou au sein de la communauté. En espérant que les actions de Maharo impacteront de nombreux jeunes dans la région Sud de Madagascar, nous aspirons pareillement à une jeunesse malgache consciente de ses responsabilités et prête à être acteur de changement quelle que soit son genre ou son origine. 

Empowering workshop : Les métiers du web

Dans l’optique de dynamiser, d’autonomiser et d’aider les jeunes dans leur développement, il est tout aussi important d’impacter sur l’environnement dans lequel ces jeunes baignent afin d’assurer leur épanouissement. Avec plus de 5.45 millions d’internautes enregistrés à Madagascar en janvier 2021 – selon le rapport publié par le site Datareportal – il est pertinent de parler d’environnement en ligne dans le pays.

Dans son programme SAHY, Youth First intervient dans le domaine de la sécurité en ligne des jeunes pour un meilleur internet pour tous. Le mois de février a été marqué par la célébration du Safer Internet Day. Cette célébration internationale a été créée afin de promouvoir une utilisation positive d’internet. Pour clôturer le SID de cette année 2021, Youth First en partenariat avec Smart Key Think Africa a organisé un atelier de formation  sur les métiers d’internet le 16, 17 et 18 février.

Ces trois jours de formation étaient une occasion pour ces jeunes de s’imprégner aux métiers d’Internet. Chacun des participants ont pu apprendre plus sur comment gagner de l’argent en ligne, en connaitre plus sur les types de métiers du web et choisir les métiers qui conviennent à leurs profils.

En espérant que cette formation ait amplement contribué à l’insertion professionnelle de ces jeunes notamment dans le secteur numérique, pour la suite, Youth First est en train de concocter d’autres activités similaires dédiées aux jeunes. Restez connecté!

Un environnement sain pour les jeunes, même en ligne: Safer Internet Day 2021

En tant qu’organisation visant à promouvoir la jeunesse, une des priorités de Youth First afin d’atteindre l’autonomisation des jeunes est la création d’un environnement qui favoriserait leur épanouissement. Pour celatous les domaines qui concernent les jeunes doivent être pris en compte et l’environnement en ligne en fait partieEn effetpartout dans le monde, internet s’est fait une place importante dans les quotidiens. A Madagascar par exemple, plus que 3.840.000 personnes ont été répertorié connecté en 2020 selon le rapport we are social de HootsuiteCe chiffre se comprend vu la quantité de resource dont internet regorge et le nombre d’activité qui en dépendent de nos jours.  

Par ailleurssil est exploité à bon escient, internet peut être un outil puissant favorisant le développement. Toutefois, en dépit de ses potentialitésnous devons aussi considérer les dangers présents en ligne. 84,4% des jeunes enquêté par Youth First en juin 2019 ont confié avoir déjà été victime de violences en ligne. De plus, 77,93% de ces victimes ont moins de 18ans. C’est après ces enquêtes que Youth First a décidé d’agir dans le domaine de la sécurité en ligne des jeunesAllant des avances non sollicitées, aux contenus à caractère pornographique, les piratageset bien tant d’autres ... connaître et faire connaître ces dangers permet d’être prudent et incite à toujours se protéger. 

A travers la Page Facebook Safebook.mg et en collaboration avec UNICEF MadagascarFanilon’i Madagascar, le Ministère de l’Education Nationale et Telma MadagascarYouth First a participé encore une fois cette année à la célébration du Safer Internet Day. Journée célébrée chaque mois de février dans plusieurs pays, le Safer Internet Day a été créé pour inciter à une utilisation positive d’internet d’où lthème de cette année 2021 “Agissons positivement en ligne”. 

La contribution de Madagascar au SID 2021 a été marqué par deux jours de célébration: le 09 février avec les jeunes du centre dAnkamasoa  et le 13 février au Youth Impact Lab avec des jeunes s’étant inscrit via la page Safebook.mg. Des thématiques autours de la sécurité en ligne ont été abordées sous forme de partage et de jeu pour une meilleure adhésion et une participation plus active dejeunes. A travers le concours de Memes organisé sur Safebook.mg par exemple, les jeunes ont pu utiliser leur créativité et leur humour afin de sensibiliser à une utilisation positive d’internet. Une augmentation de l’intérêt pour les lois concernant la cybercriminalité à Madagascar et un élargissement du regard sur les possibilités d’exploitation de sa connection internet plus positivement été constaté auprès des jeunes suite aux différents activités réalisés durant la célébration. 

Le Safer Internet Day a ouvert les activités menées au Youth Impact Lab pour cette annéeToutes les activités organiséesconcours de Memes, jeu de quizz “Question pour un champion”découverte et essaie du jeu mobile Safebook.mg développé par Youth First ont été suivi d’une remise de lots généreusement offerts par UNICEF et Telma Madagascar pour marquer l’événement. 

En espérant que les activités de cette année aient contribué à avancer vers un meilleur internet pour tous, nous nous donnons rendez-vous en février de l’année prochaine pour la prochaine édition du Safer Internet Day. En attendant, la campagne sur la sécurité en ligne continue alors restez connecter sur la page Safebook.mg. 

Learning session: regarder en arrière pour mieux avancer

L’objectif de l’ONG Youth First dans le cadre du Programme Maharo est de former et d’autonomiser les jeunes afin qu’ils soient des agents de changement pour le développement de leurs communes. Dans cette perspective, et en tant qu’organisation axée sur les résultats, il nous est indispensable de faire des suivis réguliers pour nous assurer du bon déroulement de nos interventions.

C’est pour cela qu’à la fin de chaque trimestre, notre Monitoring and Evaluation Officer, accompagné du Project Officer et des Youth Officer font une revue des grandes lignes d’activités effectuées durant les trois derniers mois. Ils analysent ensemble les démarches réalisées pour l’avancement du projet et voient ensemble les impacts de ces dernières sur les jeunes. A partir de là, les problèmes rencontrés – que ce soit par les Youth Officer ou par les participants du projet – sont discutés afin d’ajuster les actions à mener durant le trimestre suivant.

Pour rappel, le premier trimestre de cette année fiscale du Programme MAHARO a été marqué par la mise en place des groupes de jeunes dans les différents Fokontany d’intervention. Les ‘Learning Sessions’ ont ainsi été effectuées dans les districts de Beloha, de Tsihombe et d’Androka durant le mois Décembre, marquant alors la fin de ce trimestre. Durant ces sessions, différents points ont été abordés, notamment la collaborativité des autorités administratives sur les lieux, le recrutement des membres des groupes de jeunes, la mise en place de ces groupes, les attentes de ces derniers par rapport à leur adhésion dans le programme, ainsi que les problèmes survenus durant ces périodes. Cela a été également une occasion pour comparer les résultats prévus au début du trimestre et les résultats réellement obtenus; et identifier les leçons apprises.

Comme l’affirme Razafindrabe Kevin, notre Monitoring and Evaluation Officer : « Les activités d’apprentissages constituent une étape cruciale dans l’évolution de nos projets. Elles nous permettent d’améliorer nos interventions en anticipant les changements potentiels qui peuvent affecter notre performance. ».